Spéciale dédicace à un petit pédé...

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T'as quitté ta province coincée
Sous les insultes, les quolibets
Le mépris des gens du quartier
Et de tes parents effondrés
A quinze ans quand tu as découvert
Ce penchant paraît-il pervers
Que tu l'as annoncé à ta mère
J'imagine bien la galère
Petit pédé

T'aurais été couard pas de lézards
Besoin d' l'annoncer à personne
Mais c'est franchement une autre histoire
Que d'avouer j'aime les hommes
C'est pas d' ta faute, c'est la nature
Comme l'a si bien dit Aznavour
Que c'est quand même sacrement dur
A l'âge des premières amours
Petit pédé

Toute sa vie à faire semblant
D'être normal comme disent les gens
Jouer les machos à tout bout de champ
Pour garder ton secret d'enfant
Dans le p'tit bled d'où tu viens
Les gens te traitaient pire qu'un chien
Il fait pas bon être pédé quand t'es entouré d'enculés
Petit pédé

A Paris tu as débarqué
Dans les back-room du Marais
Dans ce ghetto un peu branché
Tu as commencé à t'assumer
Pour tous les homos des bars gays
Tu étais un enfant perdu
Tu as été bien vite adopté
Même si c'était pour ton cul
Petit pédé

Tu t'es laissé aller parfois
A niquer plus que de raison
C'est ta liberté, c'est ton droit
T'as heureusement fais attention
Tu t'es protégé de ce mal
Qui a emporté tant de tes potes
Grâce à ce virus infernal
Ne sortez jamais sans capotes
Petit pédé


Bientôt tu trouveras un mec
Un moustachu ou un gentil
Alors tu te maqueras avec
Pour quelques jours ou pour la vie
Rêverez peut-être d'un enfant
Y en a plein les orphelinats
Sauf que pour vous papa, maman
C'est juste interdit par la loi
Petit pédé

Tu seras malheureux parfois
La vie c'est pas toujours le pied
Moi qui ne suis pas comme toi
Le malheur j'ai déjà donné
Qu'on soit tarlouze ou hétéro
C'est finalement le même topo
Seul l'amour guérit tous les maux
Je te le souhaite et au plus tôt
Petit pédé
Petit pédé...

En plus c'est son chanteur préféré. Nan, j'avais pas remarqué...
Spéciale dédicace à un petit pédé...

# Posté le samedi 10 novembre 2007 05:36

Remembering these magic days...

Remembering these magic days...
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On a marché longtemps à travers bois et champs
On s'est un peu perdus tout n'était pas prévu
Puis vint le réconfort d'être enfin arrivés
Au sommet le trésor d'une montagne désirée
On a marché longtemps
y'a l'horizon, le vent
J'ai un peu mal aux os
mais putain! qu'est-ce que c'est beau!
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# Posté le dimanche 11 novembre 2007 06:04

Fin juillet, un rocher, une bière, deux cousines...

Fin juillet, un rocher, une bière, deux cousines...
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"tu peux admirer la jeunesse actuelle en train de s'alcooliser"

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# Posté le mercredi 14 novembre 2007 14:03

Modifié le mardi 20 novembre 2007 10:42

Lettre à un prince charmant.

Mr le Prince Charmant
Château des contes de fées
37377 Neverland

Lundi 12 novembre 2007,
ligne B, entre Jeanne D'Arc et Compans Caffarelli.






Mr le Prince Charmant,

Je me permets de t'écrire (oui, on est des jeunes, tout de même, on se tutoie et puis j'aime pas les manières) suite à ce qui s'est passé aujourd'hui.
Commençons par notre rencontre, il y a quelques mois: c'est simple, dès la première fois que mon regard a croisé le tien, je savais déjà à quoi m'attendre avec toi. Grand, plutôt beau garçon il faut l'avouer, bien que pas trop mon style. Le genre rigolo, bellâtre, celui qui fait se pâmer les pisseuses dès la moindre vanne vaseuse ou au moindre mouvement pour remettre la mèche en place. Toutes, ou du moins une grande partie, étaient sous ton charme. Loin d'être laid, plutôt populaire, tu devais sûrement te considérer comme le roi du monde, avec toutes ces filles à tes pieds, je me trompe?
Tu ne m'as jamaisspécialement prêté attention; moi non plus, j'en ai sensiblement rien à foutre des beaux parleurs dans ton genre. On se laissait mutuellement tranquilles, l'autre existait, on le savait, mais on allait pas lui chercher des noises.


Mais c'est là, aujourd'hui que tu as changé quelque chose dans notre pseudo-relation. Quelque chose te déplaisait, tu avais plus de "courage" (bien que je ne pense pas intimider grand-monde, enfin le débat est ouvert) ou tout simplement tu cherchais à voir si ton pouvoir de séduction fonctionnait aussi auprès des filles dans mon genre. Oui, ça devait tellement te vexer, te blesser dans ton amour-propre de voir que tu ne me faisais pas plus d'effet qu'un coton-tige que tu t'es décidé à faire ça.


J'étais pénarde dans le métro, tranquille, en train de repenser aux bons moments de la journée, quand toi et un troupeau d'oies rentre dans la rame. Et vous n'allez pas ailleurs, vous ne me laissez pas, non; tu choisis de te mettre à côté de moi. Et me voilà partie pour être obligée de faire semblant de t'admirer, au milieu de gloussements dignes de pré-adolescentes. Coincée, littéralement. Et pas non plus envie de sortir à la prochaine station; te montrer que tu as gagné, non, pas mon genre.
Mais le pire, c'est peut-être quand, tandis que les pintades piaillaient à propos de je ne sais quel nouveau sac ou rouge à lèvres, tu t'es doucement approché de moi. J'ai fait l'erreur de ne pas te répondre, de faire semblant de ne pas réagir, alors tu en as profité pour me tourner autour, et te rapprocher de plus en plus près. Et au milieu de ça, les princesses qui me fusillaient du regard. Tu as commencé à me parler, je te répondais comme si de rien n'était. Fin de l'histoire, j'ai été sauvée à la station Jean-Jaurès.


Mais je ne te comprends toujours pas. On ne t'a jamais appris, dans le manuel des parfaits petits princes, que les gens de ton acabit ne fricotaient pas avec les souillons? Tu as des milliers de petites princesses prêtes à se damner pour toi, pourquoi as-tu cherché à voir si c'était le même cas du côté des sorcières? Je n'irai pa croire que tu as des sentiments à mon égard, je ne suis peut-être pas lauréate au prochain prix Nobel, mais mon niveau intellectuel dépasse quelque peu celui des pisseuses décérébrées. Si tu cherches à vérifier ton pouvoir de séduction, sache que ça ne marchera jamais avec moi. Tu devrais pourtant le savoir, non, que les filles comme moi, on n'y prête pas attention... Nous ne sommes pas du même monde, mon grand, alors laisse la petite sorcière jouer avec ses sortilèges et concocter quelques potions...

...Et prie pour qu'elles ne te soient pas destinées...



La souillon, et qui ne compte pas changer de statut.

# Posté le mercredi 14 novembre 2007 14:04

Modifié le mardi 20 novembre 2007 15:03

"Me llaman calle..."

C'est l'histoire

d'une fille qui se cherche encore,

de boulot à n'en plus finir,

d'envie de marchés de Noël,

et de rêves à l'opium...
"Me llaman calle..."

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 12:39

Modifié le mercredi 28 novembre 2007 15:05